AUTOMONOPLACEFORMULE 1 - MARK WEBBER

MARK WEBBER

WebberMark Webber
NATIONALITÉ :
Australienne

DATE DE NAISSANCE :
27 août 1976

ECURIE 2013 :
Red Bull Racing

BIOGRAPHIE

 

Mark Webber débute sa carrière sur deux roues avant de courir en Karting, à l'âge de 14 ans. L'année suivante son père lui achète une Formule Ford Van Diemen ayant appartenu au champion de V8 Supercars Craig Lowndes. Pour financer sa carrière, il devient même professeur de pilotage. 

Fin 1995, Webber quitte l'Australie pour s'installer en Europe. En 1996, il remporte plusieurs succès et termine vice-champion de Grande-Bretagne de Formule Ford. Il passe en F3 anglaise en 1997, avec l'équipe Alan Docking Racing. En proie à des soucis financiers, cette saison sera très difficile pour l'Australien. Il pourra malgré tout finir la saison à une belle quatrième place grâce au soutien financier apporté par le rugbyman David Campese.

Les deux années suivantes, en 1998 et 1999, il court en FIA GT puis au 24 Heures du Mans avec Mercedes AMG avant de participer au championnat européen de Formule 3000 pendant 2 ans. C'est en 2001 qu'il est approché par Flavio Briatore pour devenir pilote de réserve de l'écurie Benetton. 

Il fait finalement ses débuts en F1 en 2002 en tant que titulaire avec Minardi, marquant les points de la 5e place pour sa première course, après une bataille animée avec Mika Salo, lors du Grand Prix d’Australie. En 2003, il passe chez Jaguar et finit à la 10e place du championnat du monde des pilotes mais vit une saison 2004 difficile durant laquelle il réussit malgré tout à briller avec une 2e place sur la grille en Malaisie. L’année suivante, il est recruté par Williams mais le manque de compétitivité de la voiture ne lui permet que d’accrocher une 3e place à Monaco, derrière son coéquipier Nick Heidfeld. 2006 est encore pire puisqu’il abandonne plus souvent qu’il ne voit la ligne d’arrivée, c'est pour cette raison qu'il quitte l’écurie de Grove pour Red Bull. Les choses ne s’arrangent pas pour l’Australien qui doit une nouvelle fois composer avec une monoplace peu fiable. Il monte tout de même sur la troisième marche du podium au Nürburgring. En 2009, son début de saison est hypothéqué par une fracture de la jambe survenue lors d’un accident de VTT mais il réussit à obtenir la pole et la victoire en Allemagne. Il est contraint à l’abandon en Italie et à Singapour  mais termine la saison par une victoire au Brésil.

En 2010, Webber y a cru. Webber s’est vu champion du monde. Et beaucoup de monde avec lui ! Comme atouts : son expérience, sa ténacité, sa faim de victoire, lui qui est donc passé jusque-là par plus de bas que de hauts. Oui, au moment de la trêve estivale, Webber, pas forcément chouchouté par son équipe mais poussé par sa fierté, pouvait se voir titré. Monaco et Silverstone plaidaient en sa faveur. C’était sans compter sur la réaction de Sebastian Vettel qui remisa ses réactions d’enfant gâté pour assommer son équipier comme la concurrence. Webber, de son côté, a souvent mal supporté l’absence de soutien de Red Bull à son égard, lui qui occupait la tête du championnat, alors qu’en face, Ferrari n’hésitait pas à déposséder Felipe Massa de la victoire en Allemagne pour mieux nantir le capital points de Fernando Alonso. L’intensité du duel interne s’est d’ailleurs traduite sur la piste en Turquie, par l’accrochage entre les deux coéquipiers qui se trouvaient aux deux premières places. Mais, pour Adrian Newey, la philosophie Red Bull a servi de leurre à Ferrari qui a poursuivi le lièvre Webber, mieux placé au championnat mais enlisé dans la course, alors que Vettel représentait le danger principal.

Webber est tombé de haut en 2011 par rapport à sa fantastique saison 2010 : il ne remporte qu'une victoire - contre onze pour Vettel -, il est monté dix fois sur le podium et réalisé trois pole positions. Au classement F1, il perd le titre honorifique de vice champion face à Button pour douze points. La saison 2012 a également été difficile au regard des performances réalisées par son coéquipier durant la deuxième moitié de saison et son troisième titre de champion du monde : deux victoires, quatre podiums et une 6e place au championnat, ainsi qu'un doute concernant son avenir chez Red Bull au-delà de 2013.

L'AVIS DE LA REDACTION


Webber aura donc vécu une saison 2012 faite de hauts et de bas. Ce qui est apparu très clairement, c’est que le grand Australien n’a plus les moyens de rivaliser avec Vettel à armes égales. : lors d’une course où l’Allemand se trouve en difficulté, pourquoi pas, mais pas sur la totalité de la saison. Cet hiver, Helmut Markko n’a certes pas été tendre avec lui, c’est le moins qu’on puisse dire, mais n’y avait-il pas dans ces déclarations une part de vérité ?

Autrement dit, Webber a l’air de vivre de plus en plus la même situation que Riccardo Patrese vis-à-vis de Nigel Mansell au début des années 1990, c’est-à-dire qu’il est un bon pilote, mais catalogué comme numéro 2 et qui doit se contenter de ce lui laisse son champion du monde de coéquipier.

Cela peut sembler un peu dur mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’Australien a obtenu pas moins de six 4e places et on a vraiment l’impression que cette position correspond à son niveau actuel. Par ailleurs, il a quand même obtenu deux succès en neuf GP, là où Vettel n’a réussi à s’imposer que dans la 14e manche. Mais, à partir de Singapour, l’Allemand n’a laissé aucune chance à l’autre pilote Red Bull, comme le montre le cinglant 141 points à 47 infligé dans les sept dernières courses.

Au fil du temps, Webber est devenu ce bon numéro 2, parfois capable de pallier les rares contre-performances du numéro 1, mais qui permet d’engranger des points pour le championnat des constructeurs. Au final, il remporte deux victoires, qui ne lui valent que la 6e place du classement F1. Il ne joue donc plus dans la même cour que Vettel et on sourit lorsqu’il affirme toujours pouvoir jouer sa propre carte chez Red Bull.  Il a vraiment raté sa chance il y a deux ans et une seconde ne s’est pas représentée depuis. Mais on aime bien ce grand Australien, un peu mauvais joueur, un peu bougon et on lui souhaite de pouvoir rebondir en 2013 pour conserver sa place dans l’écurie autrichienne.

STATISTIQUES

Départs : 215
Premier GP : Australie 2002
Victoires : 9
Podiums : 42
Pole positions : 13
Nb de points en 2013 : 199
Total de points : 1047.5
Abandons : 56
Titres de champion du Monde:

0

CARRIERE F1

Année Ecurie Départs Victoires Podiums Pole Abandons Pts Classement
2013 RedBull Racing 19 0 8 2 3 199 3e
2012 RedBull Racing 20 2 4 2 2 179 6e
2011 RedBull Racing 19 1 10 3 1 258 3e
2010 RedBull Racing 19 4 10 5 2 242 3e
2009 RedBull Racing 17 2 8 1 2 69,5 4e
2008 RedBull Racing 18 0 0 0 2 21 11e
2007 RedBull Racing 17 0 1 0 7 10 12e
2006 Williams 18 0 0 0 11 7 14e
2005 Williams 19 0 1 0 6 36 10e
2004 Jaguar 18 0 0 0 8 7 13e
2003 Jaguar 16 0 0 0 7 17 10e
2002 Minardi 16 0 0 0 7 2 16e
2001 Benetton
(pilote essayeur)
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