Du style
Aussi étonnant que ça puisse paraître, Ford Europe ne s’était jamais aventuré sur le segment des véhicules de loisir alors que la maison mère de Detroit s’est forgée une solide réputation outre atlantique avec ses 4x4. Le Kuga que vous avez sous les yeux arrive à point nommé pour mettre un terme à cette bizarrerie. (rédigé par Vincent Renvoizé)
Peut-être même un peu tard car ce sur le segment qui progresse le plus vite en Europe, la concurrence va être sévère pour la marque à l’ovale bleu. En effet, pas moins de 18 constructeurs et 20 modèles sont déjà sur le marché dont le récent Volkswagen Tiguan.
Alors pour s’imposer, Ford n’a pas hésité et a repris les mêmes recettes que pour les C-Max et S-Max qui ont mis un coup de pied dans la fourmilière des monospaces. Cette recette porte un nom : le style Kinetic. Une calandre avant en double trapèze, signe distinctif de la marque ainsi qu’une bosse sur le capot.
Une touche sport avec deux nervures : une pour les bas de caisse et une autre sur les portières sans oublier de magnifiques jantes de 17 pouces en alliage et enfin un extracteur avec une double sortie d’échappement, les grands moyens pour un modeste 2 litres Duratorq turbo diesel de 136 chevaux.

Après tout pourquoi pas puisque parmi les critères d’achat, le style figure en 1ère position, Ford s’est engouffré dans cette brèche sans oublier les fondamentaux, c'est-à-dire un châssis au-dessus de tout soupçon, celui de la Focus et de la C-Max.
Pas de surprise non plus à bord de l’habitacle, large console centrale couleur chrome, volant à 4 branches, bouton sur la planche de bord pour démarrer le moteur, pas de doute on est à bord d’une Ford. Un travail rigoureux et efficace.
Les sièges et la liste des finitions sont dignes d’une routière alors que la modularité

de l’espace intérieur est conforme aux attentes des utilisateurs de cross over.
Disponible en 2 ou 4 roues motrices, le Kuga ne prétend pas être un as du franchissement, il accepte juste de sortir des sentiers battus, comme ses rivaux directs. Sur route en revanche, il se montre irréprochable en termes de comportement routier. Le fait que la plateforme empruntée à la Focus soit rehaussée de 8 centimètres mètres, est à peine perceptible. La voiture accepte de prendre des appuis sans broncher et semble scotchée à la route.
Une chose déroute au début, les pneus à flancs hauts qui ont tendance à dériver, sans pour autant déclencher le contrôle de trajectoire.
Pour le reste, rien à signaler, on se demande juste pourquoi Ford a attendu autant de temps pour se positionner sur ce segment.