LAMBORGINI GALLARDO GT3 et BALBONI
18 octobre 2009, circuit de Lédenon. Philippe Gaillard et Mike Parisy sont sacrés champions de France GT3. Un succès total pour le Ruffier Racing qui devenait par la même occasion l’équipe championne, bien aidée en cela par Arnaud Peyroles et Olivier Thévenin, eux aussi sur Lamborghini Gallardo.
A Maxi Test, nous n’avions encore jamais eu l’occasion d’essayer une voiture originaire de Santa-Agata, jusqu’à ce que Jean-Claude Ruffier nous donne rendez-vous sur le circuit de Lurcy-Lévis. Nous voilà donc au volant de la Lamborghini Gallardo championne de France 2009.
Pour décrire son comportement, difficile d’échapper à une énumération de superlatifs. En résumé, elle est diaboliquement précise et docile, la boîte de vitesses est d’une rapidité incroyable. Chaque tour, on repousse ses propres limites sans jamais atteindre celles de la voiture.
On sait faire les choses en grand chez Ruffier Racing, aussi ce n’est pas une mais 2 Lamborghini que nous avons pu essayer, un véritable privilège en somme puisque la jaune rayé d’une bande blanche est une série limitée à 250 exemplaires, un hommage à Valentino Balboni. Engagé en 1968 en tant qu’un apprenti mécanicien avant d’être promu pilote d’essai de la marque par Ferruccio Lamborghini en personne. Il a conduit 80% de toute la production de la marque. Ca valait bien un hommage alors comme il préférait les propulsions, la 1ère Gallardo de route dotée de seulement 2 roues motrices porte son nom.
Une propulsion donc comme la GT3 qui trône à ses côtés. Esthétiquement, outre la bande blanche qui traverse son capot, la Balboni se distingue des autres Gallardo par sa nouvelle calandre, plus anguleuse. De profil, on remarque ses magnifiques jantes Scorpius, fabriquées par OZ Racing. A l’arrière, nouveau pare-chocs et diffuseur plus agressif. Bien entendu, un badge numéroté rappelle qu’il s’agit d’une série limitée.
Dans l’habitacle, quelle que soit l’une des 8 teintes extérieures choisies, on ne coupe au mariage du cuir noir blanc polaire pour la sellerie. Beaucoup plus élégant et moins rudimentaire que l’intérieur de la voiture de course, revers de la médaille, la GT3 est plus légère : 1200 kilos contre 1380 pour la Balboni qui pèse 100 kilos de moins que les Gallardo 4 roues motrices.
Question moteur, la GT3 d’un V10 d’origine Audi de 5 litres développant 535 chevaux. 550 chevaux pour la Balboni mais avec une cylindrée de 5 litres 2. Au niveau de la sonorité et de la sensation de puissance, le ressenti est assez proche avec celui de la voiture de course, à la différence près que les pneus de série, aussi bons soient-ils, se déforment plus que les slicks, créant alors de petites réactions parasites.
Pour le reste, c’est un véritable plaisir, on se demande même comment on pu tenir aussi longtemps avant d’essayer une telle voiture.