Une réussite Voici la Petit voyage dans le temps, nous sommes en plein hiver, la 4 mars 2008 pour être plus précis, au Salon de Genève pour la présentation fastueuse de la Lancia Delta, 4e du nom. 4e si l’on compte la 1ère apparue en 1911. Deux générations suivirent mais c’est surtout celle de 1979 qui a marqué les esprits. (rédigé par Vincent Renvoizé)
Elue voiture de l’année en 1980, sa renommée fut surtout assurée par ses succès en championnat du monde des rallyes.
Avec cette nouvelle Delta, le constructeur entend retrouver son lustre d’antan tandis que les oiseaux de mauvais augures ont déjà baptisé la voiture de « Lancia de la dernière chance ». C’est oublié un peu vite la capacité de l’industrie automobile italienne à renaître de ses cendres. Si il a fallu attendre 8 ans entre l’arrêt de l’ancienne Delta et l’arrivée de la nouvelle c’est parce que le Groupe à donner la priorité au redressement d’Alfa Romeo et de Fiat. C’est aujourd’hui chose faite et c’est donc maintenant au tour de Lancia de recevoir toutes les attentions. Le résultat est sous yeux avec une compacte parmi les plus habitables de la catégorie, très largement dotée en équipement de série sans oublier un style à nul autre pareil.
Dessinée au Centro Stile Lancia de Turin sous la direction de Marco Tencone, la Delta adopte, à la manière de la Thesis, un look néo-rétro bien affirmé.
Le mélange des lignes fluides et des nervures est du plus bel effet.
La ceinture de caisse haute et le montant de toit en forme de trapèze sont inspirés de l’industrie nautique.
A l’avant l’imposante calandre rappelle les premiers modèles de la marque tandis que les LED sous les phares donnent une touche résolument moderne.
L’habitacle est une invitation au voyage avec un dessin des sièges très soigné et un équipement complet. Une seule question subsiste : est-ce que la qualité de finition sera enfin à la hauteur ? Lancia nous a malheureusement habitué à des intérieurs dont la beauté était aussi saisissante qu’éphémère.
Pour l’instant, un seul moteur essence figure au catalogue : un 1 litre 4 turbo développant au choix 120 ou 150 chevaux. Cette dernière version qui est pourtant la plus puissante manque encore d’un peu de punch en reprise, il faut dire que la voiture pèse pas moins de 1 320 kilos, un poids conséquent qui est cependant assez peu pénalisant en terme de freinage et de comportement. La nouvelle Delta se montre en effet précise et même ludique jusqu’au moment où la batterie d’aide à la conduite se met en action, notamment la direction active couplé au contrôle de trajectoire qui entre en fonction particulièrement tôt.
Pour le reste, à part le long débattement de la commande de boîte et un train avant qui dribble lorsqu’on le sollicite trop, rien à signaler. La nouvelle Delta offre de bonnes prestations routières, à tel point qu’on attend avec impatience février 2009 et l’arrivée d’un 1,8 turbo de 200 chevaux sous le capot moteur.
Pour accéder à un essai, choisissez la marque souhaitée :