Intro: UNE GUERRIERE SANS EGALE
Mazda achève le renouvellement de toute sa gamme. Après la 6, la 3 et la 2, le tout en parallèle des restylages du Premacy et de la MX5, voici enfin la cerise sur le gâteau, un coupé hors norme, sans égal, le RX-8.
Il na pas de concurrence directe, mais débarque tout de même sur le marché des coupés de le but de saffirmer, voir même de déclencher la guerre. Ses armes: un moteur exclusif, une gueule denfer et quatre vraies places! (rédigé par Jessica Paupinat)
Esthétique: INIMITABLE
En matière de design, chez Mazda, on a eu le coup de crayon affûté.
Le RX-8 est à la fois compact et élancé. Ses lignes mélangent galbe et rondeurs.
Son point fort, ses portières. Elles sont antagonistes. Pratiques et originales, cest aussi grâce à elles, que pour la première fois, une voiture est jolie une fois ses portières ouvertes.
Sa face avant possède une réelle identité, difficile de se tromper lorsquon laperçoit dans son retro. Le RX-8 est racée et très réussie. Une chose est sûre, dans la rue elle ne passe pas inaperçue, intrigue, étonne. Mais surtout elle plaît.
Question confort, on se sent bien à bord de ce coupé. Tous les gabarits trouvent aisément leur position de conduite. Les commandes tombent naturellement sous la main et les sièges offrent un bon maintien.
La finition est de haute volée! Le gros compte tour gradué jusquà 10 000 rotations en dit long sur ses prétentions. La console centrale est réussie. Lensemble honorent ses promesses.
Motorisation: SANS CONCURRENCE
Sous son long capot, on trouve donc un moteur rotatif de type Wankel. De quoi se souvenir dune certaine NSU RO80...Ce birotor, contrairement à celui de la RX-7 nest pas suralimenté. Les ingénieurs de Mazda ont tout de même réussi à en extraire pas moins de 231 chevaux mais au détriment du couple: 211 Nm seulement et dès 5 500 tr/mn.
Baptisé Renesis, il est composé de deux rotors de 654 cm3, donc un total de 1,3 litres. Mais en fait cest comme si il faisait 2.6 litres de cylindrée, explications: dans un classique moteur 4-Temps, le cycle complet de fonctionnement se fait en deux tours de vilebrequin. Notre birotor nen a pas et son cycle se fait quen un seul tour, donc 1.3 litres fois deux égale 2.6 litres.
A bas régime, il montre quelques faiblesses, mais à partir de 5 000 tours ou plutôt rotations minutes, la cavalerie se libère et ce jusquà 9 000! et le rupteur est à 9 500. Typiquement japonais! Silencieux au point mort, à partir de 5 000 un joli bruit assez rauque se fait entendre. Juste ce quil faut, pas trop bruyant, ni trop discret.
La boîte de vitesses est à 6 rapports. Son étagement a été adapté afin que la zone creuse avant 4 000 tours satténue. Sa commande accroche un peu mais on sy habitue. Cependant, on apprécie particulièrement son débattement assez court, comme dans une voiture de course ou comme de coutume dans les coupé Mazda.
Sur la route: EFFICACE
La Mazda RX-8 tient également ses sromesses sur la route. Ses suspensions offrent un bon compromis entre efficacité et confort. Sa motricité est digne dune sportive notamment grâce à son autobloquant Torsen.
Autre point fort, son correcteur électronique de trajectoire baptisé DSC est totalement déconnectable, de quoi soffrir de belle dérives car rappelons que cest une propulsion.
Le freinage, quant à lui, surprend par son mordant et son efficacité. Du coup, plus on shabitue à lauto, plus on freine tard. Dautant plus que lendurance est aussi une de ses qualités.
Petit bémol, la direction. Assistée électriquement, elle savère un peu trop démultipliée dans les virages serrées. On aurait aimé un peu plus de fermeté. Le passage du premier rond point par exemple est déroutant. On sy habitue ensuite.
Efficace, le coupé Mazda RX-8 offre un plaisir bien particulier. Son seul défaut est sans doute son manque de couple. Mais son exotisme prend le dessus, envoûte et charme. Cest une voiture sans pareille.