Intro: Entre deux mondes

Les initiales GSi sont une véritable tradition chez Opel. Cela a commencé en 1984 avec la Kadett et cette appellation sest ensuite déclinée sur les autres modèles de la marque. Au
fil des ans, le monogramme GSi est devenu synonyme dune Opel procurant de belles sensations de conduite tout en étant facilement utilisable au quotidien, le tout pour un prix contenu.(rédigé par Vincent Renvoizé)
Esthétique: Petite sportive
Pour la Corsa 4e
génération, cette nouvelle version complète une gamme essence assez pauvre jusque là : entre le 1,4 litres
, 90 chevaux et lOPC deux fois plus puissante, il y avait un fossé pour ne pas dire un gouffre, il y a maintenant la GSi.
Son tempérament est moins extrême que celui de lOPC. En bonne sportive, elle adopte tout de même une lèvre inférieure de bouclier avant, des antibrouillard, des rétroviseurs et des jantes de 17 pouces
spécifiques.
De profil, on remarque les jupes de bas de caisse peintes couleur carrosserie.
A larrière, becquet et sortie de pot déchappement chromée sont de rigueur.
Le poste de conduite de la GSi est résolument sportif avec des sièges sport noir et rouge. Le volant comme le pommeau de levier de vitesses sont gainés de cuir. Cest bien fini mais sans fioriture comme si la voiture avait suffisamment datouts pour séduire. Le décor est planté.
Motorisation: 150 chevaux
Sous le capot, on retrouve le tout nouveau Ecotec 1,6 litres
turbo. Cest un dérivé du moteur de lOPC, il a été dégonflé et ne développe plus que 150 chevaux.
Sur la route: Attachante
En terme de châssis, la GSi reprend les mêmes solutions que lOPC. La caisse a été rabaissée de 18 millimètres
à larrière et 15 à lavant tandis que le tarage des suspensions a été considérablement raffermi. Une débauche de moyens pas franchement nécessaire sur la GSi car la progressivité du moteur nen demandait certainement pas tant. Tant que la route est un billard, cest un gage defficacité, en revanche sur route bosselée, la voiture rebondit beaucoup trop, on déclenche lABS dès que lon touche à la pédale de frein. Les décélérations ne sont pas constantes, dommage de pas pouvoir profiter du système de freinage surdimensionné.
Dans le même registre, on aurait aimé une voiture plus joueuse du train arrière. Malgré la présence dun système destiné à gérer le sous-virage, le train avant se montre faignant en entrée de virage. Le placer représente lessentiel du travail, après plus rien ne peut arriver même si on cherche à brutaliser la voiture.
Pour le reste, rien à signaler, comme cest souvent le cas chez Opel, la voiture répond à son cahier des charges et son prix bien étudié incite à lindulgence. Paradoxalement, les petites imperfections sont de nature à rendre cette Corsa attachante.
Un constat qui vaut surtout pour la GSi essence car cette voiture existe également en
diesel sous cette même appellation. Le 1 litres
7 CDTI de 125 chevaux ne démérite pas mais la voiture noffre pas la même exclusivité. A prix égal, la version essence possède plus de charmes.