AUTORENAULTRENAULT MEGANE 3 RS

Essai Renault Mégane 3 RS


On s’fait plaisir !
Renault Mégane 3 RSQui dit nouvelle Mégane, dit nouvelle Mégane RS. Rassurez-vous la 3e génération va perpétuer la tradition.





Le moteur, 2 litres essence turbocompressé, reçoit 25% de nouvelles pièces : attelage renforcé des bielles et des pistons, pistons dotés d’anneaux porte segment. Les soupapes sont désormais refroidies au sodium. Au chapitre des nouveautés, on note également de nouveaux conduits d’admission et de nouveaux échangeurs air/air et eau/huile.

Renault Mégane 3 RSBilan des opération, couple et puissance sont en hausse : 340 newton mètre des 1 900 tr/mn et 250 chevaux à 5 500 tours.

Question look, le caractère sportif est renforcé par un bouclier avant intégrant une large grille d’entrée d’air ainsi qu’un lame aérodynamique. Les ailes sont élargies tandis que la sortie d’échappement centrale, le diffuseur et le becquet arrière complètent la panoplie. Pour mieux passer la puissance au sol, la Megane RS reste fidèle à un différentiel à glissement limité. Si une des roues avant patine, le dispositif rebascule de la puissance vers celle qui dispose d’adhérence. Un plus en matière de motricité mais également un gain en stabilité au freinage.


Renault Mégane 3 RSDernière précision, à une poignée de kilos près, le poids est resté stable : 1 387 unités. Voilà pour les données brutes avant de passer à l’épreuve de la piste au volant d’une version Cup, entendez par là le châssis adoptant les réglages ultimes : barre anti-dévers redimensionnée, amortisseurs durcis. Dans cette configuration optionnelle, la voiture est 15% plus raide que celle avec le châssis sport livré de série.


Renault Mégane 3 RSLe résultat est plus que convaincant puisqu’à la rigueur et l’efficacité de l’ancienne génération s’ajoute une pointe de fun avec un train arrière qui accepte enfin d’être chahuté. Sans difficulté majeure, on peut enfin s’aider de sa dérive pour placer la voiture en virage. Un véritable régal.
Pour le reste, rien à signaler, le freinage est endurant, la direction précise et la position de conduite irréprochable.



Renault Mégane 3 RS

Sur route, le comportement est tout aussi convaincant, la seule difficulté consiste en fait à ne pas se laisser déborder par ses propres excès d’enthousiasme. Avec le châssis Cup et sur chaussée sèche, cette RS est un ravissement pour son conducteur mais peut vite s’avérer être un supplice pour les passagers qui eux risquent de très vite se lasser d’une telle fermeté.



Renault Mégane 3 RSUn plus en matière de vivacité qui peut se révéler pénalisant sur chaussée humide avec des réactions peu progressives et un niveau d’adhérence difficile à évaluer. Pour un usage quotidien, le châssis sport est préconisé alors que le châssis Cup s’adresse aux adeptes de conduite sur circuit et aux initiés. Toujours est-il que l’un comme l’autre offre plaisir et efficacité en toute circonstance.


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