TRIUMPH 675 DAYTONA
Depuis son lancement en 2005, la Triumph 675 Daytona est en tête du classement supersport.
Légère, saine, vive et taillée pour la piste, elle ne laisse depuis 3 ans aucune chance à la concurrence.
La firme d’Hinckley nous offre cette année une nouvelle Daytona.
Simple restylage ou refonte d’un modèle pourtant sans défaut particulier ? Réponse dans ce test.
Côté esthétique, Triumph n’a pas pris trop de risques, la différence entre ancien et nouveau modèle n’est pas évidente. Si la face avant et les clignotants ont subi un restylage, la ligne de la 675 reste assez similaire au modèle précédent, ce qui n’est pas pour nous déplaire, cette petite bombe était déjà une réussite esthétique.
Fourche inversée de 43mm et freins à disques avant à étriers 4 pistons, son faible poids, seulement 162kgs à sec, en font une freineuse hors pair, c’est même surprenant au début.
C’est au niveau du moteur que résident les principaux changements avec beaucoup d’améliorations électroniques permettant un meilleur dosage des gaz et une disponibilité accrue.
Autre nouveauté et pas des moindres, l’adoption en monte d’origine des nouveaux Pirelli diablo Supercorsa, pneus homologués, dernier rempart avant de basculer dans le pneu de compétition.
Le tableau de bord est toujours aussi complet et lisible. On retrouve le bien utile shiftlight, on aurait aimé une jauge de carburant.
Si la Daytona est un plaisir pour les yeux, c’est en action qu’elle délivre le plein de sensations.
L’ancienne était un modèle d’efficacité, la nouvelle se révèle encore plus homogène.
La 675 met tout de suite dans l’ambiance, aucune place n’est laissée au confort. Position en appui sur les poignets, selle ferme et rigidité de l’ensemble n’en font pas la star du milieu urbain mais bien une bête de piste.
C’est justement sur le plus grand circuit de la région parisienne, à la Ferté Gaucher en Seine et Marne que nous avons pu tester ses aptitudes sportives.
Ultra légère, la Daytona se place où l’on veut d’un simple coup d’œil grâce à un train avant précis et des suspensions de qualité.
Une fois sur l’angle, c’est un modèle de stabilité, elle ne bouge pas de sa trajectoire et met en confiance, bien aidée par sa monte pneumatique d’origine, amplement suffisante sur circuit.
Côté moteur, son 3 cylindres atypique procure toujours autant de plaisir. Coupleux, il reprend sans broncher à 6000 trs, sans temps mort jusqu’à la zone rouge, 14000trs, soit 400 de plus que sur l’ancienne.
Un peu linéaire en 106 ch, puissance de notre machine d’essai, nous aurions aimé les 128 canassons de la version libre, mais au moins, le bridage, même s’il est ressenti, est bien réalisé.
Pour conclure, les quelques modifications apportées à cette Daytona 675 viennent parfaire une machine déjà exempte de défauts. Bête de piste, elle se révélera fatigante sur route mais ce n’est pas son terrain de jeu favori. Une réussite donc qui devrait une nouvelle fois énerver la concurrence, à un prix raisonnable, moins de 11000 euros.